EXPERTISE · Éclairage public connecté

Éclairage public intelligent : piloter l'éclairage de la commune à distance

L’éclairage public intelligent permet aux collectivités de suivre leur parc lumineux, de commander les installations à distance et d’adapter l’intensité aux besoins. En associant équipements connectés, données de consommation et outils de pilotage, les communes peuvent améliorer la maintenance et renforcer leur sobriété énergétique.

Pilotage à distance
Éclairage public connecté

L'éclairage public en quelques chiffres

11,63 M

points lumineux en France, estimation à fin 2024.

48,56 %

des luminaires étaient équipés en LED à fin 2024.

2,60 TWh

consommés en 2024, soit 22,6 % de moins qu’en 2022.

54,95 %

des luminaires étaient éteints au cœur de la nuit.

Source : enquête nationale sur l’éclairage public, données à fin 2024, publiée en avril 2026 par l’Association française de l’éclairage avec le Cerema, l’ADEME et la FNCCR.

Une commune peut gérer des centaines, voire des milliers de points lumineux sans disposer d’une vision actualisée de leur état, de leur consommation ou des pannes en cours. L’éclairage public intelligent fait passer d’une gestion fondée sur des horaires fixes et des contrôles manuels à un pilotage par la donnée : mesurer, commander, adapter et intervenir au bon moment.

Qu'est-ce que l'éclairage public intelligent ?

Définition : du lampadaire classique au smart lighting

L’éclairage public intelligent, ou smart lighting, désigne un parc lumineux dont le fonctionnement peut être suivi et ajusté à distance grâce à des équipements communicants et à une plateforme de pilotage. Il peut associer luminaires LED, horloges connectées, capteurs de présence et modules installés dans les armoires électriques.

Le passage aux LED améliore l’efficacité énergétique, mais ne suffit pas à rendre l’éclairage intelligent. Il faut également pouvoir transmettre des données, modifier les scénarios d’allumage et remonter les défauts de fonctionnement.

Comment fonctionne un système d'éclairage public intelligent ?

Le dispositif associe trois éléments : des équipements qui mesurent l’état ou la consommation, un réseau de communication et une plateforme qui centralise les données et transmet les commandes.

Les protocoles de communication, comme LoRaWAN ou NB-IoT, peuvent être mobilisés selon l’architecture retenue. Les agents habilités consultent ensuite les informations disponibles pour modifier les horaires, ajuster l’intensité lumineuse ou traiter les alertes. Le choix technique dépend du parc existant, de la couverture réseau et du niveau de précision recherché.

Une plateforme IoT permet de collecter et de structurer les données issues de ces équipements pour les rendre exploitables par les services techniques.

Les bénéfices d'un éclairage public intelligent pour la collectivité

Consommer moins d'énergie sans éclairer moins bien

Le pilotage à distance permet d’adapter l’intensité lumineuse à l’heure et à la fréquentation : abaissement en cœur de nuit, scénarios différents selon les secteurs ou allumage sur détection lorsque les équipements le permettent.

On estime que l’association de la rénovation LED, de la gradation, de la détection et du pilotage intelligent peut diviser par trois les consommations ou dépenses d’électricité liées à l’éclairage public. Ce potentiel dépend toutefois de l’état initial du parc et des réglages déployés : il ne constitue pas une économie garantie pour chaque commune.

Concrètement, plusieurs leviers permettent d’optimiser le fonctionnement du parc lumineux :

  • Mesurer la consommation d’énergie : suivre les consommations par armoire ou par point lumineux permet de repérer les dérives et d’identifier les équipements les plus énergivores.

  • Ajuster la luminosité : le smart lighting permet de faire varier l’intensité lumineuse selon l’heure, la fréquentation et les besoins de chaque zone, tout en maintenant un niveau d’éclairage adapté.

  • Programmer les horaires : adapter les plages d’allumage et d’extinction contribue aux économies d’énergie, notamment lorsque la fréquentation diminue pendant la nuit.

  • Activer l’éclairage sur détection : lorsque les équipements le permettent, la luminosité peut augmenter au passage d’un piéton ou d’un véhicule, puis diminuer lorsque la zone est de nouveau inoccupée.

  • Suivre les résultats dans le temps : comparer les consommations avant et après les réglages permet de mesurer les économies d’énergie réellement obtenues et d’optimiser progressivement les scénarios. Ainsi, l’éclairage répond davantage aux usages réels du territoire.

Concilier sobriété lumineuse et sécurité des usagers

Réduire la consommation ne signifie pas éteindre sans distinction. Il s’agit d’éclairer au bon endroit et au bon moment, selon les usages et les risques locaux. Des scénarios différenciés peuvent limiter la lumière inutile tout en maintenant des conditions adaptées sur les voies et cheminements concernés.

L’arrêté du 27 décembre 2018 encadre la prévention des nuisances lumineuses pour protéger les personnes, la faune, la flore et les écosystèmes. Il prévoit notamment des prescriptions sur la lumière émise vers le ciel et la température de couleur de certains luminaires. Le pilotage intelligent aide à appliquer ces objectifs au fonctionnement quotidien du parc, dans le respect des exigences propres à chaque installation. 

Concilier sobriété lumineuse et sécurité des usagers

Réduire la consommation ne signifie pas éteindre sans distinction. Il s’agit d’éclairer au bon endroit et au bon moment, selon les usages et les risques locaux. Des scénarios différenciés peuvent limiter la lumière inutile tout en maintenant des conditions adaptées sur les voies et cheminements concernés.

L’arrêté du 27 décembre 2018 encadre la prévention des nuisances lumineuses pour protéger les personnes, la faune, la flore et les écosystèmes. Il prévoit notamment des prescriptions sur la lumière émise vers le ciel et la température de couleur de certains luminaires. Le pilotage intelligent aide à appliquer ces objectifs au fonctionnement quotidien du parc, dans le respect des exigences propres à chaque installation. 

Concilier sobriété lumineuse et sécurité des usagers

Réduire la consommation ne signifie pas éteindre sans distinction. Il s’agit d’éclairer au bon endroit et au bon moment, selon les usages et les risques locaux. Des scénarios différenciés peuvent limiter la lumière inutile tout en maintenant des conditions adaptées sur les voies et cheminements concernés.

L’arrêté du 27 décembre 2018 encadre la prévention des nuisances lumineuses pour protéger les personnes, la faune, la flore et les écosystèmes. Il prévoit notamment des prescriptions sur la lumière émise vers le ciel et la température de couleur de certains luminaires. Le pilotage intelligent aide à appliquer ces objectifs au fonctionnement quotidien du parc, dans le respect des exigences propres à chaque installation. 

Fiabiliser la maintenance du parc lumineux

Les alertes à distance permettent de repérer une panne ou une consommation inhabituelle avant d’envoyer une équipe. Selon le niveau de connexion, les techniciens peuvent consulter la localisation, l’état du luminaire, son historique et ses références techniques, puis préparer l’intervention ou commander une pièce.

Un luminaire connecté donne généralement une information plus précise sur l’origine d’un défaut qu’une télégestion limitée à l’armoire. Cette dernière reste néanmoins utile pour détecter une anomalie à l’échelle d’une zone. La maintenance évolue ainsi de tournées systématiques vers des interventions déclenchées par les alertes et les besoins constatés.

Cette évolution est documentée dans un article de Smart City Mag publié en juin 2025 : les retours de terrain décrivent notamment le suivi à distance des équipements, la transmission des alertes et la mise à jour des rapports d’intervention depuis une tablette ou un smartphone.

Piloter l'éclairage public à distance et l'intégrer aux données du territoire

Exploiter les données de consommation pour décider

L’historique des données aide à comparer les armoires, à repérer les secteurs énergivores et à détecter des écarts par rapport au fonctionnement attendu. Après une modification des horaires ou de l’intensité, la collectivité peut également mesurer son effet réel.

Ces indicateurs permettent de prioriser les rénovations en tenant compte de la consommation, de l’âge des équipements et des pannes récurrentes. Ils donnent ainsi aux services techniques une base objective pour planifier les interventions et justifier les investissements.

De la télégestion à l'hypervision : relier l'éclairage aux autres réseaux

La télégestion permet de commander et de surveiller le parc lumineux. L’hypervision élargit cette approche en rapprochant les données d’éclairage de celles des bâtiments, de la mobilité ou d’autres équipements du territoire. Cette vision transversale facilite la coordination entre services et évite de multiplier les outils isolés.

Une plateforme comme Ouranos permet de centraliser ces informations et de les exploiter dans une vue commune. L’hypervision replace ainsi l’éclairage dans une vision globale du fonctionnement territorial.

Un scénario d’éclairage peut, par exemple, être modifié ponctuellement pour une fête communale. Une commande à distance peut également permettre un rallumage exceptionnel en cas d’incident, selon les procédures et habilitations définies localement. La donnée relie alors les équipements aux besoins réels du terrain.

Des interfaces pour les services techniques et pour les élus

Les besoins diffèrent selon les profils. Le technicien suit les alertes, les consommations et l’historique des interventions. Le responsable de service compare les secteurs et organise les opérations. Un élu habilité peut, depuis une application mobile, déclencher une commande autorisée pour un événement ou une situation exceptionnelle.

Les droits d’accès et la traçabilité des commandes restent indispensables : la simplicité du pilotage doit s’inscrire dans un cadre maîtrisé.

Mettre en place un éclairage public intelligent : les étapes clés

Partir de l'existant : diagnostic du parc et interopérabilité

La première étape consiste à inventorier les points lumineux, les armoires, les technologies, l’âge des équipements, les consommations connues et l’historique des pannes. Ce diagnostic permet de définir les besoins et d’identifier les secteurs prioritaires.

Il faut ensuite vérifier la compatibilité des équipements et des protocoles. Une plateforme ouverte, capable de communiquer avec plusieurs marques, limite la dépendance à un fournisseur et facilite le déploiement progressif de nouveaux usages.

Avancer par étapes : des armoires connectées aux points lumineux

La télégestion à l’armoire constitue souvent un premier niveau de pilotage : elle permet de modifier les horaires et les scénarios d’une zone et de détecter certaines anomalies. Le pilotage point par point apporte une connaissance plus précise de chaque luminaire, mais nécessite généralement davantage d’équipements et d’investissement.

Le choix dépend du parc, des objectifs et du niveau de détail recherché. Les syndicats d’énergie peuvent mutualiser le diagnostic et l’ingénierie. Le Fonds vert et les certificats d’économies d’énergie ont soutenu certaines opérations, mais les enveloppes et critères évoluent : leur disponibilité doit être vérifiée lors du montage financier.

Quel niveau de pilotage choisir pour son éclairage public intelligent ?

Solution
Fonctionnement
Bénéfices pour la collectivité
Télégestion des armoires
Contrôle à distance des horaires, de l'allumage et de l'extinction de chaque zone raccordée.
Premières économies énergie, suivi des consommations et réduction des déplacements de maintenance.
Pilotage point par point
Réglage de l'intensité lumineuse de chaque luminaire connecté, selon des plages horaires ou des scénarios définis.
Ajustement précis de la luminosité, meilleure maîtrise de la consommation énergie et optimisation des coûts.
Éclairage intelligent avec détection
Des capteurs adaptent l'éclairage en fonction de la présence et de l'utilisation des espaces urbains, selon les équipements installés.
Éclairage adapté aux besoins locaux, réduction de la lumière inutile et amélioration de l'efficacité énergétique.

Le choix dépend du parc existant, des objectifs de la commune et du budget disponible. Une approche progressive permet de commencer par les armoires les plus stratégiques, puis d’étendre le pilotage aux luminaires et aux applications qui présentent la plus grande valeur ajoutée.

EXEMPLE CONCRET

Le SIéML pionnier de l'éclairage public du Maine-et-Loire

Un parc de 86 000 lampadaires piloté depuis une plateforme centralisée

Le contexte. Le Syndicat intercommunal d’énergies de Maine-et-Loire (SIéML) accompagne la modernisation d’un parc d’éclairage public vieillissant. L’enjeu est de faciliter le pilotage et la maintenance des installations réparties sur le territoire.

La solution déployée : Des horloges connectées équipent 3 400 armoires électriques. Les données de 86 000 lampadaires sont centralisées sur Ouranos, la plateforme d’hypervision d’Eridanis. L’application mobile Smilé Connect permet aux élus habilités de piloter certains équipements de leur commune pour répondre à des besoins ponctuels.

Les résultats visés : Le projet représente un budget de 2,8 M€, dont 500 000 € issus du plan France Relance. Le dispositif apporte une vision centralisée du parc, la commande à distance et des données utiles au suivi des consommations et à la maintenance.

 

En savoir plus >

3 400

armoires connectées

86 000

lampadaires concernés

2,8 M€

budget du projet

Quels sont les différents types d’éclairage public dans une commune ?

Les usages couvrent les voies de circulation, les cheminements piétons, les places, les parkings et la mise en valeur du patrimoine. Les technologies comprennent notamment les lampes au sodium, les LED et certains luminaires solaires. Chaque type peut devenir intelligent si les équipements permettent de transmettre des données, de suivre leur état et d’adapter leur fonctionnement.

Quels sont les grands enjeux de l’éclairage public aujourd’hui ?

L’enjeu économique consiste à maîtriser la consommation et la maintenance. L’enjeu de sécurité est d’adapter l’éclairage aux usages et aux risques locaux. L’enjeu environnemental consiste à réduire les consommations et les nuisances lumineuses. Le pilotage intelligent aide à concilier ces objectifs grâce à des scénarios adaptés.

Par où commencer pour réduire la facture d’éclairage public ?

Inventoriez le parc et analysez les consommations disponibles. Ajustez les horaires, identifiez les sources les plus énergivores et étudiez la rénovation LED. La connexion des armoires permet ensuite de suivre le fonctionnement et de mesurer l’effet des réglages.

Quel logiciel utiliser pour assurer la gestion de l’éclairage public intelligent ?

Choisissez un logiciel compatible avec l’existant, capable de piloter à distance, de gérer les alertes, de suivre les consommations et de s’interfacer avec d’autres réseaux. Ouranos centralise les données et permet de superviser plusieurs domaines sans frais de licence ni frais par utilisateur. Découvrez le logiciel d’hypervision.

Vous souhaitez mieux piloter l'éclairage public connecté sur votre territoire ?

Eridanis accompagne les collectivités dans la centralisation, la visualisation et l’exploitation de leurs données territoriales. Échangeons sur vos enjeux d’éclairage public connecté.


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